{"id":3352,"date":"2013-02-10T21:07:47","date_gmt":"2013-02-10T20:07:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/?p=3352"},"modified":"2017-06-05T03:20:49","modified_gmt":"2017-06-05T02:20:49","slug":"a-free-digital-society","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/2013\/02\/10\/a-free-digital-society\/","title":{"rendered":"A Free Digital Society"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/RMS-01.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-3367\" alt=\"Nanterre - 10 f\u00e9vrier 2013\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/RMS-01.png\" width=\"250\" height=\"272\" \/><\/a>Ce dimanche 10 f\u00e9vrier, <a title=\"Article 'Richard Stallman' sur Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Stallman\" target=\"_blank\">Richard M. Stallman<\/a> a donn\u00e9 une conf\u00e9rence intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<em>A Free Digital Society<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 Nanterre, \u00e0 l&rsquo;invitation du <a title=\"Le Parti Pirate\" href=\"https:\/\/www.partipirate.org\/\" target=\"_blank\">Parti Pirate<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours aussi int\u00e9ressant et non-conformiste, son intervention d\u00e9contract\u00e9e (pas de slides ni de notes) a dur\u00e9 trois heures. Il a d\u00e9crit de nombreuses situations o\u00f9 la libert\u00e9 des utilisateurs peut se trouver menac\u00e9e face aux \u00e9volutions de la soci\u00e9t\u00e9 num\u00e9rique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai pris quelques notes, que voici r\u00e9sum\u00e9es rapidement.<br \/>\n<!--more-->\n<br \/>\nRichard Stallman a commenc\u00e9 son intervention en distribuant quelques stickers dont vous trouverez des photos ci-dessous. Il a \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9 qu&rsquo;il souhaitait que nous ne publiions pas sur Facebook les photos que nous prenions de lui. Son intervention \u00e9tant film\u00e9e il a demand\u00e9e \u00e0 ce qu&rsquo;elle soit distribu\u00e9e sous un format libre (<a title=\"Article sur le format Ogg sur Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ogg\" target=\"_blank\">Ogg<\/a> ou <a title=\"Article sur le format WebM sur Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Webm\" target=\"_blank\">WebM<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;argument principal de son discours&nbsp;: nous pensons g\u00e9n\u00e9ralement que les \u00e9volutions vers un monde digital se feront pour le bien commun, ce qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement vrai, et R. Stallman d\u00e9crit successivement les diff\u00e9rentes menaces qui planent sur une soci\u00e9t\u00e9 num\u00e9rique.<\/p>\n<h1>Menaces sur la libert\u00e9<\/h1>\n<h2><em>Governments really hate democracy<\/em><\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/informatique-deloyale.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-3370\" alt=\"informatique-deloyale\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/informatique-deloyale-214x300.png\" width=\"107\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/informatique-deloyale-214x300.png 214w, https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/informatique-deloyale.png 428w\" sizes=\"auto, (max-width: 107px) 100vw, 107px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les menaces sur la libert\u00e9 des individus commencent par la surveillance instaur\u00e9e par les entreprises, les \u00e9tats, les logiciels non-libres contenant du code espionnant l&rsquo;utilisateur (<a title=\"Article 'Spyware' sur Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Spyware\" target=\"_blank\"><em>spyware<\/em><\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un exemple particulier de surveillance des individus par l&rsquo;\u00e9tat&nbsp;: la reconnaissance automatique et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des plaques d&rsquo;immatriculation en Angleterre. Celle-ci permet de suivre les d\u00e9placements des individus en \u00e9tant totalement inefficace contre le crime organis\u00e9 qui utilise syst\u00e9matiquement de fausses plaques. Les arguments justifiants ce type de surveillance sont toujours les m\u00eames&nbsp;: lutte contre le terrorisme, la p\u00e9do-pornographie ou la contre-fa\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard a d\u00e9crit d&rsquo;autres types de surveillances, en particulier celle impos\u00e9e par les \u00e9tats aux F.A.I (Fournisseurs d&rsquo;Acc\u00e8s Internet) qui doivent enregistrer tous les acc\u00e8s effectu\u00e9s par leurs clients. L&rsquo;action contre ce type de menace ne peut \u00eatre que politique.<\/p>\n<h2><em>Censorship on Internet<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La censure prend des formes diff\u00e9rentes suivant les pays o\u00f9 elle s&rsquo;applique&nbsp;: au Danemark, les acc\u00e8s Internet ont \u00e9t\u00e9 filtr\u00e9s pour emp\u00eacher toute connexion \u00e0 Wikileaks. En Australie, certains sites associatifs ont d\u00fb supprimer des liens vers d&rsquo;autres sites politiques, en particulier vers celui d&rsquo;une association anti-avortement (Richard Stallman a insist\u00e9 sur son refus total des id\u00e9es de cette association mais de son engagement pour rejeter leur censure). En ce qui concerne la France, il a rappel\u00e9 la pr\u00e9sence d&rsquo;une censure intellectuelle sur certaines th\u00e8ses historiques et encourag\u00e9 les participants \u00e0 consulter l&rsquo;<a title=\"Libert\u00e9 pour l'Histoire\" href=\"http:\/\/www.lph-asso.fr\/\" target=\"_blank\">Appel de Blois<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Revenant ult\u00e9rieurement sur l&rsquo;affaire Wikileaks, il a rappel\u00e9 que la censure s&rsquo;est exprim\u00e9e en trois temps&nbsp;: tout d&rsquo;abord Amazon qui h\u00e9bergeait le site a d\u00e9cid\u00e9 unilat\u00e9ralement d&rsquo;arr\u00eater les serveurs. Apr\u00e8s red\u00e9ploiement, c&rsquo;est ensuite le gouvernement am\u00e9ricain qui a coup\u00e9 le nom de domaine, puis les compagnies bancaires qui ont bloqu\u00e9 tous les paiements.<\/p>\n<h2><em>Digital handcuff<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/DRM.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-3375\" alt=\"DRM\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/DRM.png\" width=\"107\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/DRM.png 428w, https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/DRM-214x300.png 214w\" sizes=\"auto, (max-width: 107px) 100vw, 107px\" \/><\/a>Les \u00ab\u00a0menottes num\u00e9riques\u00a0\u00bb dont parle R.Stallman sont les fichiers aux formats secrets utilis\u00e9s par les logiciels propri\u00e9taires. Les informations concernant l&rsquo;utilisateur y sont stock\u00e9es sous une forme lui interdisant toute modification. En outre une <a title=\"L'article 'Gestion des droits num\u00e9riques' sur Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Gestion_des_droits_num%C3%A9riques\" target=\"_blank\">gestion des droits num\u00e9riques<\/a> (<em>D.R.M. &#8211; Digital Rights Management<\/em>) restreint la libert\u00e9 de l&rsquo;utilisateur dans l&#8217;emploi du logiciel propri\u00e9taire lui m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les formats consid\u00e9r\u00e9s comme dangereux, Richard a mentionn\u00e9 les MPEG-1, MPEG-2, MPEG-3, MPEG-4 et leur emploi dans la t\u00e9l\u00e9vision num\u00e9rique publique lui para\u00eet scandaleux.<\/p>\n<h1>Les logiciels non-libres<\/h1>\n<h2><em>Free software is democratic software<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/FSF.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-3384\" alt=\"FSF Free Software Fundation\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/FSF.png\" width=\"200\" height=\"150\" \/><\/a>Naturellement, Richard a d\u00e9taill\u00e9 ce qu&rsquo;il consid\u00e8re comme logiciel libre ou non-libre, en pr\u00e9cisant le sens du mot \u00ab\u00a0<em>free<\/em>\u00a0\u00bb anglais qui ici signifie \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb et non pas \u00ab\u00a0gratuit\u00a0\u00bb. Il lui arrive, dit-il, d&rsquo;utiliser le mot \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb m\u00eame dans une phrase en anglais pour lever l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9. Pour lui, soit l&rsquo;utilisateur a le contr\u00f4le sur le logiciel qu&rsquo;il emploie, soit c&rsquo;est le programme qui contr\u00f4le l&rsquo;utilisateur. Dans le premier cas,\u00a0 il s&rsquo;agit de logiciel libre et pas dans le second (qu&rsquo;il nomme \u00e9galement logiciel privateur de libert\u00e9). Les logiciels privateurs ont un propri\u00e9taire, un cr\u00e9ateur (souvent une entreprise) qui les contr\u00f4lent. Et eux-m\u00eames contr\u00f4lent leurs utilisateurs, ce qui induit une situation de domination et d&rsquo;injustice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la notion de contr\u00f4le des logiciels non-libres sur leurs utilisateurs, Richard Stallman englobe les fonctionnalit\u00e9s malveillantes (<em>malware<\/em>)&nbsp;: surveillance, <em>backdoors<\/em> (acc\u00e8s dissimul\u00e9s qui permettent de modifier le code du programme), etc. Il prend entre autres comme exemple les smartphones qui contiennent des acc\u00e8s cach\u00e9s permettant de les basculer en outils d&rsquo;espionnage et d&rsquo;\u00e9coute distante alors m\u00eame qu&rsquo;ils semblent \u00e9teints.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il pr\u00e9f\u00e8re \u00e0 titre personnel renoncer \u00e0 la commodit\u00e9 du t\u00e9l\u00e9phone portable plut\u00f4t que de s&rsquo;\u00e9quiper d&rsquo;un objet permettant de le surveiller.<\/p>\n<h2><em>Hurd&nbsp;: that project hasn&rsquo;t been too successfull<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/GPLv3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright  wp-image-3377\" alt=\"GPLv3\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/GPLv3.png\" width=\"200\" height=\"100\" srcset=\"https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/GPLv3.png 600w, https:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/GPLv3-300x150.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a>Fid\u00e8le \u00e0 son habitude, Richard a rappel\u00e9 la fondation du projet GNU et ses rapports avec Linux (qui n&rsquo;est devenu libre pour lui que fin 1992 en passant sous licence GPL). Il a naturellement insist\u00e9 pour que l&rsquo;on nomme ces syst\u00e8mes \u00ab\u00a0Gnu\/Linux\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Gnu+Linux\u00a0\u00bb (l\u00e0, je plaide coupable, il m&rsquo;arrive souvent par raccourci de dire seulement \u00ab\u00a0Linux\u00a0\u00bb, mais durant mes sessions de formation je parle g\u00e9n\u00e9ralement du noyau Linux ou de syst\u00e8mes embarqu\u00e9s n&rsquo;incluant pas\u00a0 n\u00e9cessairement la GlibC ni les outils Gnu).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9taillant les quatre degr\u00e9s de libert\u00e9 logicielle bien connus, il a \u00e9galement \u00e9tabli la comparaison entre logiciel libre et \u00ab\u00a0open source\u00a0\u00bb, terme issu d&rsquo;un mouvement n&rsquo;ayant pas les m\u00eames pr\u00e9occupations \u00e9thiques que la Free Software Fundation. Il reproche au monde \u00ab\u00a0open source\u00a0\u00bb d&rsquo;ouvrir les sources de leurs programmes pour leur propre int\u00e9r\u00eat (en b\u00e9n\u00e9ficiant ainsi de maintenance et de soutien de la part d&rsquo;une communaut\u00e9 d&rsquo;utilisateurs) plut\u00f4t que dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;utilisateur lui-m\u00eame. D&rsquo;ailleurs le manque de <a title=\"Article 'Copyleft' dans Wikip\u00e9dia\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Copyleft\" target=\"_blank\"><em>copyleft<\/em><\/a> dans ces licences ne permet pas de garantir la p\u00e9rennit\u00e9 de la libert\u00e9 du code.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un regret \u00e9galement&nbsp;: la plupart des distributions Gnu\/Linux incluent des logiciels non-libres et seules tr\u00e8s peu d&rsquo;entre elles peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme totalement libres (<a title=\"GNewSense\" href=\"http:\/\/www.gnewsense.org\/\" target=\"_blank\">GNewSense<\/a>, <a title=\"Blag Linux And Gnu\" href=\"http:\/\/www.blagblagblag.org\" target=\"_blank\">Blag<\/a>, <a title=\"Trisquel\" href=\"http:\/\/trisquel.info\/\" target=\"_blank\">Trisquel<\/a>&#8230;).<\/p>\n<h1>Les donn\u00e9es malveillantes<\/h1>\n<h2><em>Deactivate Javascript<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Attention au code non-libre qui peut s&rsquo;ex\u00e9cuter dans un navigateur sous forme de code Javascript. Pour \u00e9viter cette situation, la mesure la plus simple et la plus radicale est de d\u00e9sactiver compl\u00e8tement l&rsquo;interpr\u00e9tation de Javascript. Une autre possibilit\u00e9 est d&rsquo;utiliser le greffon Gnu <a title=\"Libre-JS\" href=\"http:\/\/www.gnu.org\/software\/librejs\/\" target=\"_blank\">LibreJS<\/a> qui analyse et bloque l&rsquo;ex\u00e9cution des scripts non libres.<\/p>\n<h2><em>Facebook \u00ab\u00a0like\u00a0\u00bb button is a massive surveillance tool<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bouton \u00ab\u00a0j&rsquo;aime\u00a0\u00bb que l&rsquo;on trouve sur de nombreuses pages web (notamment ci-dessous, mais je vais y rem\u00e9dier) n&rsquo;est pas une simple image avec un lien. L&rsquo;image est t\u00e9l\u00e9charg\u00e9e depuis un serveur de Facebook <em>au moment de son affichage<\/em>. Ceci permet \u00e0 Facebook de savoir que l&rsquo;utilisateur (identifi\u00e9 par une adresse IP) a consult\u00e9 une page web, m\u00eame s&rsquo;il ne clique pas sur le bouton. Il existe des greffons-bloqueurs qui emp\u00eachent l&rsquo;affichage de ce bouton sauf si l&rsquo;on d\u00e9cide explicitement de le laisser appara\u00eetre.<\/p>\n<h2><em>Don&rsquo;t SAAS me<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La notion de \u00ab\u00a0Software As A Service\u00a0\u00bb (SAAS) est particuli\u00e8rement pernicieuse en regard des logiciels libres. Le traitement informatique est r\u00e9alis\u00e9 sur un ordinateur distant auquel on envoie nos donn\u00e9es personnelles. L&rsquo;utilisateur n&rsquo;a aucun contr\u00f4le sur son programme. Le m\u00eame genre de probl\u00e8me peut se poser avec les syst\u00e8mes de stockage distant (Dropbox, Google Drive, etc.) sauf si l&rsquo;on prend soin d&rsquo;encrypter sur notre ordinateur local toutes les donn\u00e9es avant de les envoyer sur le serveur.<\/p>\n<h2><em>Computerized voting system can not be trusted<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs probl\u00e8mes se posent avec les syst\u00e8mes de vote informatis\u00e9s qui ne permettent pas de garantir la transparence du vote. Si le code source n&rsquo;est pas libre, qui peut v\u00e9rifier son int\u00e9grit\u00e9&nbsp;? et qui garantit que le code v\u00e9rifi\u00e9 (par un organisme cens\u00e9 impartial) est bien celui qui s&rsquo;ex\u00e9cute dans le syst\u00e8me de vote&nbsp;? Comment peut-on proc\u00e9der \u00e0 des recomptages&nbsp;? Si le code source est libre, alors l&rsquo;utilisateur peut contr\u00f4ler son programme mais comment garantir que l&rsquo;ordinateur sur lequel il s&rsquo;ex\u00e9cute n&rsquo;est pas un zombie sous le contr\u00f4le d&rsquo;un utilisateur distant&nbsp;? Seul un environnement de vote bas\u00e9 sur un syst\u00e8me cryptographique complexe semble acceptable, mais aucun n&rsquo;est propos\u00e9 aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>En conclusion&nbsp;:\u00a0<em>\u00ab\u00a0use paper to vote\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<h2><em>Blueray Disc are real active ennemies<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;industrie du copyright a entam\u00e9 depuis longtemps une guerre contre le partage (que Richard Stallman d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0la redistribution d&rsquo;une copie exacte d&rsquo;un travail publi\u00e9\u00a0\u00bb). Des algorithmes secrets CSS (cass\u00e9 depuis longtemps) ou AACS dont les cl\u00e9s changent r\u00e9guli\u00e8rement bloquent la cr\u00e9ation de lecteurs Blueray v\u00e9ritablement libres.<\/p>\n<h2><em>We don&rsquo;t need to make superstars richer<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard Stallman propose plusieurs moyens de r\u00e9mun\u00e9rer les artistes de mani\u00e8re plus juste lors de la diffusion d\u2019\u0153uvres num\u00e9riques. L&rsquo;utilisation de fonds publics (par exemple une taxe sur l&rsquo;acc\u00e8s Internet) ou un bouton de don instantan\u00e9 lors de la visualisation de l\u2019\u0153uvre permettraient de r\u00e9mun\u00e9rer l&rsquo;artiste en fonction de sa popularit\u00e9. Pour \u00e9viter les diff\u00e9rences excessives entre les super-stars et les artistes d\u00e9butants, Richard propose d&rsquo;utiliser une formule bas\u00e9e sur la racine cubique de la popularit\u00e9. Ainsi un artiste 1000 fois plus \u00e9cout\u00e9 qu&rsquo;un autre ne sera pay\u00e9 \u00ab\u00a0que\u00a0\u00bb 10 fois plus.<\/p>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/RMS-02.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3378\" alt=\"Richard M. Stallman\" src=\"http:\/\/www.blaess.fr\/christophe\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/RMS-02.png\" width=\"200\" height=\"266\" \/><\/a>Richard Stallman est un orateur surprenant, tout en discourant il se sert du th\u00e9, retire ses chaussures, puis une chaussette, redemande du th\u00e9, remet sa chaussette, s&rsquo;enduit les mains de lotion hydratante, etc. Il a r\u00e9ussi n\u00e9anmoins \u00e0 captiver son auditoire pendant trois heures. Changement par rapport \u00e0 la derni\u00e8re conf\u00e9rence o\u00f9 je l&rsquo;avais vu&nbsp;: pas de chant de l&rsquo;hymne de la FSF, ni de photo de <em>Saint Ignuscius of the Church of Emacs<\/em>. La conf\u00e9rence s&rsquo;est achev\u00e9e sur la vente de stickers et de badges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai juste un petit regret&nbsp;: lorsque des questions ont abord\u00e9 les possibilit\u00e9s de <em>free hardware<\/em> et les \u00e9volutions de l&rsquo;impression 3D, Richard n&rsquo;a pas sembl\u00e9 tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9 par le sujet. Pour lui le mat\u00e9riel est libre si les sp\u00e9cifications permettant d&rsquo;y porter du logiciel libre sont disponibles. Les imprimantes 3D actuelles ne permettent pas encore de r\u00e9aliser librement d&rsquo;objets v\u00e9ritablement utilisables, aussi pr\u00e9f\u00e8re-t-il attendre des avanc\u00e9es technologiques pour r\u00e9fl\u00e9chir aux cons\u00e9quences sur la libert\u00e9 des utilisateurs futurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Je terminerai en remerciant le Parti Pirate de l&rsquo;initiative de cette conf\u00e9rence tr\u00e8s int\u00e9ressante.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce dimanche 10 f&eacute;vrier, Richard M. Stallman a donn&eacute; une conf&eacute;rence intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;A Free Digital Society&nbsp;&raquo; &agrave; Nanterre, &agrave; l&rsquo;invitation du Parti Pirate. Toujours aussi int&eacute;ressant et non-conformiste, son intervention d&eacute;contract&eacute;e (pas de slides ni de notes) a dur&eacute; trois heures. 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