Suite à une question posée par Chriss en commentaire d’un précédent article, j’ai eu envie de revenir rapidement sur un élément essentiel pour la mise au point d’un système embarqué : le signe de vie. Il s’agit simplement de faire effectuer par le système une tâche régulière, avec un effet facilement observable par l’utilisateur, afin de s’assurer du bon fonctionnement global du dispositif. Ce signe de vie peut prendre diverses formes : signal électrique visible à l’oscilloscope sur une broche de test de la carte, trame vide émise régulièrement sur un port réseau, compteur incrémenté périodiquement dans une zone de mémoire partagée, etc. Le signe de vie le plus simple à mettre en oeuvre sur un système embarqué est le clignotement d’une LED.
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Voici quelques jours que j’ai installé la distribution Fedora 15 sur mon poste de travail principal. L’évolution la plus visible de cette version Fedora est l’adoption de Gnome 3.0. Hors cette interface graphique, il existe d’autres nouveautés et évolutions dans cette nouvelle version de la Fedora, comme la généralisation de systemd pour la configuration du boot, ou le nommage persistant des interfaces ethernet : les interfaces se trouvant sur la carte mère sont nommées em1, em2, etc (em pour embedded) et les interfaces supplémentaires s’appellent désormais pci<numero slot>#<numero port>.
Comme je l’avais évoque dans un précédent article, Linus Torvalds avait décidé de basculer la numérotation des noyaux Linux en 2.8 ou 3.0. Il s’est finalement décidé pour 3.0, et a publié cette nuit une version de test release-candidate 3.0.0-rc1. Il a d’ailleurs clairement déclaré dans son message sur la mailing list de développement du kernel que ce changement de numéro majeur n’aurait pas plus de répercussions que les évolutions de versions mineures auxquelles nous sommes habitués.
Il a simplement envie de marquer ainsi les vingt ans de Linux…
Dans un article sur la mailing-list de développement du noyau, Linus Torvalds a laissé entendre hier que pour la prochaine mouture du kernel Linux – à paraître dans 3 mois environ – il pourrait bien s’affranchir des numérotations en 2.6 (qui datent de décembre 2003), et passer à un noyau 2.8. Cette annonce n’est pas anodine, les numéros des version actuelles de Linux (2.6.39 depuis une semaine) sont trop grands pour que l’on ressente intuitivement les évolutions. Passer d’un kernel 2.6.38 à 2.6.39 n’est a priori pas très excitant, il faut bien en convenir, et l’utilisateur n’imagine pas qu’entre deux numéros de version apparemment si proches peut se dissimuler une ré-écriture complète de certains sous-systèmes ou des ajouts de fonctionnalités influant sur l’ensemble du noyau (support de l’adressage PAE dans le 2.6.10, threaded interrupts dans le 2.6.30, etc.).

